Le fonctionnement de Crediteris

Des parcours qui partent de ce que le banquier sait déjà, des modules construits autour de dossiers de crédit plutôt que de diapositives, une rétroaction qui nomme l'erreur et des dossiers que votre propre système d'apprentissage peut lire.

État d'avancement

Cette page décrit Crediteris tel qu'il est spécifié. La plateforme est en construction et aucune de ses fonctions n'est encore utilisée par un client. Nous indiquerons chaque capacité à mesure qu'elle sera livrée.

Les parcours

Le catalogue compte quatre niveaux : fondamental, praticien, avancé et expert. Chaque niveau se termine par un cas d'intégration qui le certifie. Les parcours sont arrimés à quatre niveaux de fonction indicatifs, de R1 à R4 ; votre institution y fait correspondre sa propre structure d'emplois pendant la mise en œuvre.

Chaque niveau de fonction a deux parcours. L'intégration vise les personnes qui arrivent de l'externe : elles connaissent parfois le crédit, mais pas votre mandat, votre modèle de recommandation ni le droit canadien des sûretés. Le perfectionnement vise les personnes déjà en poste qui passent au niveau suivant. Un huitième parcours assure chaque année le maintien des compétences des banquiers expérimentés certifiés.

Un parcours fonctionne ainsi :

  1. Chaque apprenant commence par le diagnostic de positionnement, qui estime sa compétence dans chacun des huit domaines.
  2. Les modules fixes sont obligatoires pour tous les participants du parcours.
  3. Les modules prescrits s'ajoutent seulement lorsque le diagnostic révèle un domaine sous la cible du niveau. L'apprenant solide dans un domaine s'en dispense.
  4. L'apprenant peut se faire reconnaître un module, sauf un cas d'intégration, en obtenant 85 % ou plus à l'évaluation sans erreur critique.
  5. Les cas d'intégration ne sont jamais sautés : ce sont eux qui servent de preuve pour la certification.

Ces règles fonctionnent sans IA. Un parcours peut aussi être ouvert pour une période déterminée, par exemple 15 mois pour une nouvelle recrue. À la fin de la période, les résultats obtenus sont conservés.

Les huit parcours
ParcoursPour quiHeures fixesHeures max.Part pratiqueDurée suggéréeCertifie
PW-1 Intégration R1Nouvelle recrue sans expérience en crédit commercial39,539,582,1 %12 mois (L1 dans les 90 premiers jours)L1, puis L2
PW-2 Perfectionnement R1R1 en poste qui vise R221,753381,8 %6 à 9 moisL2
PW-3 Intégration R2Prêteur commercial expérimenté nouvellement arrivé dans l'institution13,527,7582,0 %3 à 6 moisL2
PW-4 Perfectionnement R2R2 en poste qui vise R320,52982,3 %9 à 12 moisL3
PW-5 Intégration R3Prêteur principal nouvellement arrivé dans l'institution1126,580,6 %3 à 6 moisL3
PW-6 Perfectionnement R3R3 en poste qui vise R410,517,582,4 %6 à 9 moisL4
PW-7 Intégration R4Chef d'équipe, prêteur principal ou accompagnateur nouvellement arrivé1020,584,6 %3 à 6 moisL4
PW-8 Maintien annuel des compétencesBanquiers R3 et R4 certifiés (ouvert à tous)4789,6 %Tous les 12 moisBadge de maintien

Les heures fixes sont le minimum. Les heures maximales supposent que tous les modules prescrits sont attribués.

Au moins 70 % de pratique, mesuré module par module

Chaque module consacre au moins 70 % de son temps estimé au travail actif : analyse de cas, scénarios à embranchements, exercices, simulations, vérifications des connaissances, évaluations et plans d'action que l'apprenant remplit. La vidéo, la lecture et la consultation des corrigés comptent comme du temps passif. La règle s'applique à chaque module pris isolément ; elle n'est jamais calculée en moyenne sur le catalogue.

Deux choix rendent le calcul prudent. La consultation de la rétroaction et des corrigés compte comme du temps passif, même si elle suit un travail actif. Et le temps passif est calculé sur le texte français, plus long que l'anglais : la version anglaise est donc au moins aussi pratique que le chiffre publié.

Dans la spécification, le module le plus bas est à 72,2 % et le catalogue, à 82,4 %. La plateforme calcule le ratio à partir de la durée enregistrée de chaque activité et refuse de publier un module sous les 70 %. Une fois la plateforme en usage, chaque activité enregistre sa durée, et les administrateurs disposent d'un rapport sur la part pratique mesurée par module, fondé sur les durées réelles des apprenants plutôt que sur nos estimations.

Évaluation et rétroaction

L'évaluation est progressive : vérifications des connaissances dans chaque module, évaluation notée à la fin, cas d'intégration qui certifie chaque niveau, puis vérification annuelle pour les banquiers expérimentés. La plupart des questions notées s'inscrivent dans un cas.

Les types de questions comprennent la saisie numérique pour les ratios et la couverture, le repérage de signaux d'alerte sur une pièce financière, la normalisation par glisser-déposer (avec une solution de rechange au clavier), la construction d'une structure de prêt à l'intérieur d'une fourchette d'experts, des conversations à embranchements, des sections de recommandation notées selon une grille, ainsi qu'une simulation de comité qui évalue la capacité à défendre une position et à la réviser lorsque les faits l'exigent.

Six erreurs critiques entraînent l'échec d'une certification, peu importe la note globale, parce que ce sont celles qui nuiraient à un véritable portefeuille. Par exemple : recommander l'approbation avec une couverture inférieure à 1,0× sans facteur d'atténuation crédible, s'appuyer sur une sûreté qui ne peut pas être réalisée telle qu'elle est décrite, ou ignorer une créance prioritaire de la Couronne pour des retenues à la source non versées.

La rétroaction est propre à la réponse donnée. Une mauvaise réponse qui correspond à une idée fausse connue reçoit une rétroaction rédigée pour cette idée fausse. Après chaque évaluation notée, l'apprenant voit son résultat par sous-compétence, comparé à la cible du niveau, ainsi qu'une prochaine étape recommandée.

Reprises et rattrapage. Un échec ouvre une deuxième tentative après 24 heures, sur une version parallèle tirée d'une banque au moins trois fois plus longue que l'examen : une reprise ne répète jamais les mêmes questions. Un deuxième échec entraîne de courtes activités ciblées avant la troisième tentative. Toutes les tentatives restent dans l'historique de l'apprenant.

Les recommandations de certification sont notées par des évaluateurs humains formés. Dix pour cent sont notées deux fois, pour maintenir la cohérence entre évaluateurs.

Du cours au bureau

Chaque module se termine par une étape qui renvoie à un outil que le banquier utilise dans son travail réel : guide d'entretien de découverte, liste de vérification des documents, lecture rapide en dix minutes des états financiers NCECF, autovérification de la recommandation. Les gestionnaires ont leurs propres guides d'accompagnement, une grille de révision de dossiers et une grille d'observation pour les rencontres client conjointes. La liste complète des quatorze outils se trouve à la page Programme. Ces outils sont des listes de questions et des aide-mémoire statiques ; ils ne traitent aucune donnée de client.

Rapports

Qui voit quoi
RôleCe que la personne voit
ApprenantSa progression, le contenu terminé, ses résultats avec la rétroaction, le temps restant estimé et le point exact où reprendre. Les plans d'action qu'il a rédigés.
Gestionnaire ou accompagnateur (lecture seule)Sa propre équipe seulement : progression, résultats par domaine, éléments en retard, état du rattrapage et réponses aux plans d'action. Aucune commande pour créer, modifier, annoter ou télécharger.
AdministrateurParticipation, achèvement, résultats, statistiques par question, part pratique par module et utilisation dans toute l'institution. Rapports configurables et exportations.

Certificats

La réussite du cas d'intégration d'un niveau donne droit à une attestation numérique pour ce niveau. L'apprenant peut la télécharger, la partager (sur LinkedIn, par exemple) et transmettre à quiconque un lien pour la vérifier. Une attestation peut être révoquée, et la vérification l'indique. Le parcours de maintien annuel délivre un badge distinct.

SCORM, LTI et votre système d'apprentissage

Bien des institutions utilisent déjà un système de gestion de l'apprentissage et veulent regrouper leurs dossiers au même endroit. Crediteris est conçu pour s'y intégrer de trois façons :

  • Paquets SCORM. Les modules s'exportent en paquets SCORM 1.2 ou SCORM 2004, que votre système héberge et suit. C'est la voie principale pour Workday Learning, qui accepte SCORM et AICC, mais pas xAPI. Crediteris ne prend pas en charge AICC.
  • Lancement LTI 1.3. Votre système lance les apprenants dans Crediteris avec l'authentification unique, et les achèvements et les notes lui sont retournés.
  • Enregistrements xAPI. Chaque activité est enregistrée sous forme d'énoncé xAPI, avec l'horodatage, les tentatives et les notes. Les énoncés peuvent être transmis à votre propre entrepôt d'enregistrements d'apprentissage.

Une API REST documentée et des webhooks couvrent l'inscription, la progression et l'exportation. À la fin d'un contrat, tous les dossiers d'apprentissage s'exportent dans un format standard, pour que vous puissiez passer à un autre système.

Français et anglais

Chaque module a un responsable anglophone et un responsable francophone, tous deux professionnels du crédit, et le français est rédigé en français québécois plutôt que traduit à la fin. Une base terminologique commune fixe le vocabulaire du crédit d'après l'édition française du Manuel de CPA Canada. Là où le droit diffère, chaque langue enseigne la bonne notion : une hypothèque mobilière publiée au RDPRM n'est pas un contrat de sûreté régi par une loi sur les sûretés mobilières, et le cours le dit dans les deux langues. Une version n'est publiée que lorsque les deux langues ont passé la révision. L'apprenant peut changer de langue en tout temps sans perdre sa progression.

L'IA est facultative et désactivée par défaut

Crediteris fonctionne entièrement sans IA. Une institution peut activer les fonctions d'IA une à une : ébauche de rétroaction sur une recommandation d'exercice, questions de suivi adaptées dans la simulation de comité, tirées d'une banque de questions fixe, et ordonnancement des exercices. L'IA ne voit que le cas fictif et la réponse de l'apprenant, jamais de données de client. Un évaluateur humain confirme chaque note de certification, et l'apprenant peut demander une révision humaine de toute rétroaction produite par l'IA. Nous nommerons le modèle et chaque sous-traitant derrière chaque fonction d'IA avant qu'elle puisse être activée.

Appareils

Crediteris fonctionne dans les versions actuelles d'Edge, de Chrome et de Safari, sur ordinateur portable ou de bureau, ainsi que sur tablette, dans les deux orientations. Il n'y a aucune application à installer.